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Session 2 / 8 - 9 février / Strasbourg

L’économie anthropocentrée, un nouveau modèle de développement ?


L’échelle des territoires infranationaux apparaît comme la plus pertinente pour développer une économie centrée sur le bien-être. Des services de santé à l’industrie pharmaceutique et aux appareils médicaux, de la recherche à la nébuleuse du « care », elle englobe une grande variété d’activités, dont certaines relèvent de l’industrie de pointe, insérées dans la concurrence internationale, tandis que d’autres se développent au plus près des habitants. Reste que c’est au niveau local que s’élaborent les formes d’innovation inspirées des usages, c’est là que s’inventent de nouveaux services, articulant les avancées technologiques aux besoins des personnes.


Jeudi 8 février
Eurométropole de Strasbourg, 1 place de l’Etoile - Strasbourg
Salle des conseils, 1er étage


09 :45 – 10 :30
Alexandre Feltz  
Strasbourg, ville pionnière en matière de santé

Fière de son histoire particulière sur les questions de santé, issue du volontarisme politique municipal et impérial du début du vingtième siècle, la ville de Strasbourg développe depuis 2008 une politique territoriale novatrice et déterminée.
Ville santé de l’OMS, elle développe des solutions intégrées et partenariales au service de tous ses concitoyens avec une attention particulière pour les plus jeunes et les plus fragiles.
La création, pionnière, du dispositif Sport-santé sur ordonnance a permis de positionner la ville de Strasbourg comme modèle national et européen de développement de l’activité physique pour les malades chroniques.


10 :30 – 11 :45
Pierre Veltz  
Vers une économie « anthropocentrée »

L’économie « anthropocentrée » va se focaliser de plus en plus autour des individus et de leurs besoins fondamentaux : santé, alimentation, éducation, divertissement, mobilité. Elle imbriquera étroitement l’industrie, les services et le numérique, la ressource stratégique pour la création de valeur étant l’accès aux données sur les comportements et les usages. Elle s’appuiera sur des innovations « systémiques » remodelant l’ensemble des systèmes d’acteurs, et pas seulement des objets, des services ou des « filières » spécifiques. Le laboratoire pour ces innovations sera la société toute entière, et plus particulièrement les villes et les territoires.


12 :00 – 13 :15
Béatrice Falise Mirat  
Les industries de la santé dans le monde

Le secteur de la santé présente des enjeux cruciaux : d’un côté, améliorer les pratiques médicales et la promesse d’une vie plus longue et en bonne santé, et, de l’autre nourrir le dynamisme des industriels des sciences de la vie et maintenir l’indépendance nationale en politique de santé. Les industries de santé sont un secteur diversifié, allant de la molécule et la biotechnologie aux dispositifs médicaux, jusqu’à la santé numérique, riche en savoir-faire d’excellence. En France, ces industries représentent plus de 3000 entreprises, pour un chiffre d’affaire de 90 milliards d’euros. Elles sont le 3ème exportateur français.
La santé est aussi un secteur social et économique majeur, avec au total (industries et acteurs de santé) 2 millions d’emplois, soit 9% de la population active. Elle fait face à des enjeux internationaux et nationaux très spécifiques, propres à ce secteur particulièrement innovant (10% des ventes investis en R&D soit 20% de la R&D française).


14 :30 – 16 :30
Marco Pintore   / Séverine Sigrist   / Michel de Mathelin  
Strasbourg et l’Alsace, terre d’innovation dans les industries de la santé

L’Alsace, à l’image de Strasbourg, est un territoire de grandes innovations dans le domaine de la santé, en pointe dans le développement de thérapies et de dispositifs médicaux innovants. L’innovation y est soutenue par un fort engagement politique et bénéficie de l’excellence de la recherche publique.
La table ronde permettra de présenter le pôle de compétitivité Alsace Biovalley, qui vise à stimuler ce terreau en favorisant la collaboration entre partenaires publics et privés, les actions de valorisation de l’université de Strasbourg, une des premières universités de recherche françaises, et un témoignage de la créatrice d’une start-up de grande ambition dans le domaine du traitement du diabète.


17 :00 – 17 :30
Robert Herrmann  
La stratégie de développement de l’Eurométropole


17 :30 – 18 :30
Françoise Schaetzel  
Un urbanisme favorable à la santé

La relation entre l’urbanisme (de la planification à la réalisation immobilière) et la santé et la qualité de vie est un sujet récurrent qui prend de plus en plus d’importance avec la densification urbaine. L’Eurométropole de Strasbourg est pionnière dans ce domaine. Afin de limiter l’exposition de la population à la pollution atmosphérique, elle agit sur l’implantation et les formes architecturales des établissements accueillant des personnes vulnérables, en particulier les écoles. Plus globalement, elle a procédé à une évaluation d’impact santé dans un projet de développement urbain d’envergure (les Deux Rives, 15 000 habitants), donnant une expression concrète à un « urbanisme favorable à la santé ».


18 :30 – 20 :00
Cocktail en présence de Catherine Trautmann
La place du patient et des collectivités dans la stratégie strasbourgeoise de santé

L’Eurométropole de Strasbourg a fait des technologies médicales et de la santé une priorité de développement dans sa feuille de route économique Strasbourg Eco 2030. L’excellence de la recherche, le dynamisme de l’écosystème, le potentiel d’innovation du territoire justifient ce choix. Mais ce sujet de développement et d’innovation est aussi un sujet humain qui nécessite une attention au lien avec le citoyen, le patient, la personne âgée.
Préoccupation commune, la santé permet de faire converger les acteurs d’un territoire élargi à trois intercommunalités rurales, pour mutualiser de nouvelles pratiques produites par l’e-santé et l’exploitation éthique des données. Par leur rôle d’entrainement et d’assembleur, les collectivités locales peuvent être de véritables interfaces entre les citoyens et toute la chaîne de la santé afin de donner une nouvelle place au patient.


Vendredi 9 février
IRCAD, 1 place de l’Hôpital à Strasbourg
Amphithéâtre


09 :00 – 10 :30
Luc Soler
Présentation des activités de l’IRCAD et de l’IHU

Fondé en 1994 et présidé par le Pr. Jacques Marescaux au sein des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (IRCAD) réunit des laboratoires de recherche fondamentale orientés vers le traitement des cancers de l’appareil digestif, et des unités de R&D en informatique et robotique, qui conçoivent et développent des outils de diagnostic, de planification et simulation chirurgicales visant à améliorer et sécuriser le geste chirurgical.
L’IRCAD est reconnu à travers le monde comme le leader mondial dans les domaines de l’informatique, de la robotique et de l’imagerie médicale appliquées à la chirurgie mini-invasive. Il forme chaque année 5500 chirurgiens du monde entier.


10 :45 – 12 :00
Rémy Bañuls / Gaston Steiner
Le projet « Santé en mouvements, une ambition partagée »

Le projet porté par l’Eurométropole de Strasbourg, avec de nombreux partenaires, a l’ambition de construire un programme intégré de gestion populationnelle de la santé à l’échelle d’un territoire, qui puisse être ensuite déployé à l’échelle nationale. Il vise en particulier les effets du vieillissement et des affections chroniques mais son originalité est qu’il s’inscrit dans une approche globale de la santé et du bien-être. Il projette de se déployer à la fois sur le territoire de la métropole et sur un territoire plus rural (Saverne- la Petite Pierre). Il est structuré autour de trois axes : transformer le cadre de vie, transformer les modes de vie, transformer la prise en charge des personnes à risque élevé, en particulier par la pratique de l’activité physique et la qualité de l’environnement.
Ce projet s’appuie sur une plateforme numérique dont l’objectif est d’offrir des services d’e-santé mais également une infrastructure d’objets connectés adaptés au développement de la santé environnementale et à la prise en charge des patients à risque (maladies chroniques, suivi pré- et post-opératoire).


13 : 15 - Départ en bus pour les Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg
32 avenue du Rhin – Strasbourg


13 :30 – 14 :30
Eric Chenderowsky
Strasbourg sur le Rhin, une métropole ouverte sur son fleuve et sur l’Europe

Le projet Deux-Rives s’inscrit dans le temps long de l’histoire de la ville. Sur plus de 250 hectares, le long d’un axe entre l’Ill et le Rhin, Strasbourg et Kehl, ce projet transfrontalier traduit l’ouverture de Strasbourg sur le Rhin et l’Allemagne. Il illustre la volonté de faire de cet espace transfrontalier un espace urbain continu, à la mesure du renforcement des relations franco-allemandes et de l’affirmation de Strasbourg comme capitale européenne.


14 :30 Trajet en bus vers la ZAC des Deux-Rives
3 rue de la coopérative – Strasbourg


14 :45 – 16 :15
Éric Bazard
Visite de la ZAC des Deux-Rives

Le schéma directeur des Deux-Rives a posé les bases de la création, en décembre 2013, de la Zone d’aménagement concerté des Deux-Rives. Le périmètre de la ZAC constitue un espace « multi-sites » de 74 hectares, qui intègre notamment les sites de la presqu’île Citadelle, de Starlette, de la Coop et des Rives du Rhin. L’aménagement de la ZAC a été confié à la Société publique locale (SPL) des Deux Rives, créée par L’Eurométropole et la Ville de Strasbourg.
L’ambition de développer une métropole écologique et solidaire se décline notamment à travers la démarche Écocité, qui associe innovations sociales et environnementales (mobilité durable et stationnement mutualisé, habitat participatif, construction bois, tour à énergie positive, activation citoyenne et culturelle du projet urbain).


Les intervenants
Pierre Veltz  
est ingénieur et docteur en sociologie, ancien directeur de l’École des Ponts et de l’IHEDATE. Il a enseigné à l’École des Ponts et à Sciences Po. Il a participé au lancement du Grand Paris, puis créé et dirigé l’établissement public de Paris-Saclay. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les rapports entre système productif et territoires, parmi lesquels : Mondialisation, villes et territoires, une économie d’archipel, PUF, (rééd. 2005) - La grande transition, Seuil, 2008. - Paris, France, Monde. Repenser l’économie par le territoire, Éditions de l’aube, 2012 et plus récemment La société hyper-industrielle, Seuil, 2017 (prix du livre d’économie 2017). Pierre Veltz   est président du conseil scientifique de l’Ihedate et Grand Prix de l’urbanisme 2017.

Alexandre Feltz   est médecin généraliste et élu local depuis 2008. Il est actuellement adjoint au maire de la ville de Strasbourg et conseiller de l’Eurométropole. Il est également chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Strasbourg et président du syndicat MG France en Alsace. La conjonction de son engagement en santé publique et en politique lui permet de mettre en place des structures innovantes au service de la population : maison des adolescents de Strasbourg ; maisons urbaines de santé dans les quartiers populaires de la ville ; prise en charge du surpoids et de l’obésité des enfants ; salle de consommation à moindre risque ; interdiction de fumer dans les aires de jeu pour enfant et demain sur l’ensemble des parcs municipaux ; dispositif Sport-santé sur ordonnance.

Béatrice Falise Mirat   est actuellement déléguée générale du pôle de compétitivité Médicen. Médecin et ingénieur, elle a plus de 20 ans d’expérience en santé, en particulier dans les domaines des technologies en santé (santé numérique, imagerie, réanimation, interventionnel…) et des organisations de santé. Elle a exercé au sein d’industries (Siemens Medical Solutions, Intel et Orange healthcare), de cabinets de conseil (Ernst&Young et associé en charge de la santé chez Accenture) et de structures publiques (hôpital public, agence d’état). Au sein de l’agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé (ANAP), elle a été directeur associé en charge des technologies de santé, TIC, télémédecine, médicament, matériel médical.

Marco Pintore   est actuellement directeur général du pôle de compétitivité Alsace BioValley. Titulaire d’un master en Chimie et d’un doctorat en sciences/agronomie, il a évolué successivement dans le monde de la recherche académique, le secteur privé et l’environnement institutionnel, avec pour fil conducteur l’innovation en santé. D’abord directeur adjoint d’un laboratoire à l’université d’Orléans, il cofonde et dirige ensuite une société de services R&D pour l’industrie pharmaceutique. Il poursuit son parcours comme conseil en financement de l’innovation puis comme manager de transition au sein d’une société de biotechnologie. Il rejoint en mai 2017 le pôle de compétitivité Alsace BioValley pour y mettre en œuvre une stratégie visant à fédérer, développer et faire rayonner la filière santé du territoire.

Séverine Sigrist   a créé Defymed en 2011 et participe depuis à l’évolution et au rayonnement international de la start-up. Titulaire d’un doctorat en science de la vie de l’université de Strasbourg, elle a plus de 20 ans d’expérience scientifique et de management, notamment en tant que directrice du laboratoire du Centre européen d’étude du diabète (CEED). Elle a été lauréate du concours Irène Joliot Curie dans la catégorie « Parcours Femme d’Entreprise » en 2014 et est nommée au rang de Chevalier dans l’ordre national du Mérite. Présidente du pôle de compétitivité santé, Alsace Biovalley depuis 2014, elle s’investit dans la promotion de l’innovation et de la compétitivité internationale des PME alsaciennes.

Michel de Mathelin   est vice-président de l’université de Strasbourg en charge de la valorisation et des relations avec le monde socio-économique depuis 2017, ainsi que directeur du laboratoire ICube. Ingénieur et docteur en Electrical and Computer Engineering de la Carnegie Mellon University à Pittsburgh, il est d’abord maître de conférences à l’université de Strasbourg puis professeur des universités à Télécom Physique Strasbourg. Il a développé à l’université de Strasbourg une équipe de recherche en robotique médicale entre 2000 et 2013, aujourd’hui forte de 60 chercheurs et ingénieurs. Il est depuis 2013 le directeur du laboratoire ICube (UMR CNRS-UNISTRA 7357) comptant plus 600 personnes dans le domaine des sciences de l’ingénieur et de l’informatique avec comme domaine phare la recherche en ingénierie biomédicale. Il a été éditeur associé du journal IEEE Control System Technology de 2003 à 2011. Il est co-auteur de plus de 200 articles de journaux scientifiques ou d’actes de conférences internationales dans le domaine de l’automatique et de la robotique et a reçu plusieurs prix pour ses recherches. Il détient huit brevets d’invention en robotique médicale et est un des membres fondateurs de la startup Axilum Robotics.

Françoise Schaetzel   est médecin, spécialiste de santé publique et élue municipale depuis avril 2014. Elle est conseillère communautaire déléguée en charge de la qualité de l’air et de la santé environnementale à l’Eurométropole de Strasbourg et conseillère municipale à la Ville de Strasbourg. Elle a développé une politique de la qualité de l’air sur le territoire de l’Eurométropole, collectivité lauréate de l’appel à projet « villes respirables ». Cette action se décline dans l’ensemble des politiques structurantes de la métropole : urbanisme, habitat, mobilité, agriculture et secteur industriel, secteur résidentiel. Françoise Schaetzel   a été médecin généraliste pendant dix ans avant d’intégrer les services du ministère de la Santé puis l’inspection générale des Affaires sanitaires et sociales. Elle a été également professeur à l’École des hautes études en santé publique.

Robert Herrmann   est président de l’Eurométropole de Strasbourg (Communauté urbaine de Strasbourg jusqu’au 1er janvier 2015) depuis avril 2014. Il est également adjoint au maire de Strasbourg en charge de la sécurité et du quartier centre. Il est président de l’Agence de développement et d’urbanisme de l’agglomération strasbourgeoise ADEUS et du Schéma de cohérence territoriale de la Région de Strasbourg. Il préside le PUCA et est vice-président de la Mission opérationnelle transfrontalière (MOT). Robert Herrmann   est élu municipal depuis 1989. De 1989 à 2001, il est en charge de la vie sportive en tant qu’adjoint au maire et vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg sous les deux mandats de Catherine Trautmann. Puis il est conseiller municipal d’opposition entre 2001 et 2008 et conseiller général du canton Strasbourg Centre Nord de 2001 à 2015. De 2008 à 2014, il est le premier adjoint au maire de la ville de Strasbourg, où il initie un dispositif de démocratie locale particulièrement innovant. Diplômé d’un master de management public, Robert Herrmann   a également nourri sa vie politique publique d’expériences dans le secteur privé. Il a été en effet le co-fondateur d’une SARL de stratégie et gestion publique. Il est décoré des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur.

Catherine Trautmann est actuellement membre du conseil municipal de Strasbourg et vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, en charge du développement économique, de l’attractivité et du rayonnement européen et international, du soutien à l’économie créative, l’audiovisuel et le cinéma. Elle préside également le Port autonome de Strasbourg et est coordinatrice du corridor du réseau central Mer du Nord-Baltique. Elle co-préside le Haut Conseil culturel franco-allemand (HCCFA) et Eurimages, le fonds culturel du Conseil de l’Europe. Sa carrière politique a été à la fois locale, nationale et européenne. Elle est maire de Strasbourg de 1989 à 1997 et de 2000 à 2001. Elle est députée de 1986 à 1988, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires sociales et de l’emploi, chargée des personnes âgées et du handicap en 1988, puis ministre de la Culture et de la Communication de 1997 à 2000, ainsi que porte-parole du gouvernement de 1997 à 1998. Elle est élue membre du Parlement européen de 1989 à 1997, puis de 2004 à 2014, où elle a présidé la délégation socialiste française de juillet 2009 à juin 2014.
Catherine Trautmann est titulaire d’une maîtrise de théologie protestante. Elle est Officier de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et des Lettres et Docteur Honoris Causa de l’université de Leicester. Elle a également reçu la croix d’officier du Mérite de la République Fédérale d’Allemagne.

Luc Soler est directeur scientifique de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif à Strasbourg (IRCAD) et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg, pour la chirurgie mini-invasive guidée par l’image, depuis 2016. Depuis 2017, il est également président de la société Visible Patient, startup dont il est l’un des co-fondateurs avec l’IRCAD. Docteur en informatique, il devient directeur de projets de recherche en informatique et robotique à l’IRCAD en 1999 et, en octobre 2000, il rejoint l’équipe chirurgicale du professeur Marescaux en tant que professeur associé à l’université de médecine de Strasbourg.
Ses principaux domaines d’intérêt sont le traitement d’images médicales, la modélisation 3D, la réalité virtuelle et augmentée, la robotique chirurgicale et l’anatomie abdominale. Ses travaux ont été récompensés à de nombreuses reprises aussi bien au niveau national qu’international : Computer World Smithsonian Award (1999), premier World Summit Award dans la catégorie Santé (2003), Trophée santé du Monde Informatique (2006), MICCAI Award (2008), MICCAI Best Biomedical Visualization (2009), Grand Prix Numeric’Alsace (2014), Prix Alsace innovation (2014) et KUKA IJCARS Best Paper Award (2016).

Gaston Steiner est directeur délégué en charge de l’e-santé au sein de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg. Il assure par ailleurs la coordination de la plateforme régionale d’innovation e-santé PRIeSM en lien étroit avec le CHU de Strasbourg, le pôle de compétitivité Alsace-Biovalley et les collectivités territoriales. Il a dirigé de 2009 à 2016 le groupement de coopération sanitaire Alsace e-santé, en charge du déploiement des services d’e-santé en Alsace. Préalablement, il a assuré la direction générale de la société CDC-TIC, filiale de la Caisse des dépôts en charge de l’accompagnement des collectivités territoriales sur les projets d’aménagement numérique. Gaston Steiner est ingénieur, diplômé de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon.

Rémy Bañuls, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris, est directeur du développement économique et de l’attractivité de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg depuis janvier 2015. Il travaille à l’Eurométropole de Strasbourg depuis 2003 et a une expérience dans le développement économique local, la politique de la ville et l’insertion.

Eric Chenderowsky, diplômé en architecture et en urbanisme, est directeur de l’urbanisme de l’Eurométropole de Strasbourg depuis septembre 2009, où il a accompagné les démarches Ecocités, le projet Deux-Rives, la rénovation urbaine des grands ensembles et l’élaboration du plan local d’urbanisme intercommunal.
Il intègre la Communauté urbaine de Strasbourg en 1999 pour coordonner les démarches de prospective territoriale du deuxième projet d’agglomération, après douze ans passés au sein des agences d’urbanisme de Belfort et de Strasbourg.
Référent de l’Eurométropole pour les programmes de recherches du PUCA, il participe régulièrement aux enseignements de projet urbain au sein des deux écoles d’architecture de Strasbourg.

Eric Bazard est directeur général de la société publique locale des Deux- Rives à Strasbourg depuis juin 2014. Architecte, titulaire d’un master d’urbanisme, il a passé 18 ans (1988-2005) sur le projet de la Cité internationale de Lyon, et en a dirigé la société d’aménagement. Sur le territoire du Grand Lyon, il intervient dans le même temps, entre 1994 et 2001, sur le projet de Porte des Alpes, et, entre 2001 et 2003, sur le développement des modes de déplacement doux dans l’agglomération.
Il a ensuite rejoint en 2005 le monde des établissements publics d’aménagement d’État, à Marseille comme directeur de l’aménagement d’Euroméditerranée, puis à Saint-Étienne pour la mise en place, depuis 2007, de cinq grands projets par l’Établissement Public d’Aménagement de Saint Etienne. Il est vice-président du Club Ville Aménagement regroupant l’Etat et les grands aménageurs nationaux et il anime depuis 2009 le groupe de réflexion sur l’économie créative et les nouveaux modes de faire urbains.