Institut des hautes études en développement et aménagement et des territoires en Europe




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Session 5, 6-7 juin Bruxelles

L’Europe se conjugue-t-elle au futur ?

Coordination scientifique
Renaud Dehousse  

Jeudi 6 & vendredi 7 juin 2013
Représentation permanente de la France auprès de l’Union Européenne
14 Place de Louvain
Bruxelles

L’objectif de ce séminaire n’est pas seulement de donner un aperçu de la situation actuelle et des perspectives d’évolution de l’Union européenne, dont on verra sans doute qu’elles ne sont pas aussi sombres qu’on se plaît souvent à le dire. Il s’agit aussi, en suivant le fil rouge « Temps et territoire » d’ouvrir le moteur du fonctionnement communautaire et de comprendre combien la question du temps est centrale dans la gouvernance de l’Union. Enjeu de synchronisation des calendriers, politiques de long terme et gestion de crise, coordination budgétaire et rythmes des États membres : les horloges sont partout présentes dans le pratique européenne, même si le temps des marathons, où l’on arrêtait parfois les pendules, semble dépassé. Longtemps, l’Europe a représenté l’avenir. Elle doit aussi, et de plus en plus, composer avec des présents hétérogènes.


Renaud Dehousse  

Introduction au séminaire

L’Union européenne n’est pas synchronisée avec le temps politique des États membres. La commission n’est pas soumise aux échéances électorales et les politiques européennes avancent à leur propre rythme. Ce décalage n’est pas seulement subi, il est dans une certaine mesure voulu : il met les politiques européennes à l’abri des changements électoraux dans les États-membres. Faut-il, au nom de l’Europe politique « remettre les pendules communautaires et nationales à la même heure » ?


Jean-Sébastien Lamontagne  

La France à Bruxelles et les politiques de cohésion territoriale dans le nouveau cadre financier

Après une rapide présentation du rôle de la Représentation permanente de la France auprès de l’UE, il s’agira d’évoquer les négociations en cours pour donner à l’Europe un nouveau cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020, et la place qu’y auront les politiques à finalité territoriale, à commencer par la politique de cohésion.


Luc Tholoniat  

Le temps de l’Union européenne : quelle concordance ?

Le temps de l’Union européenne n’est pas celui de ses États membres. Plusieurs caractéristiques structurent et contraignent l’action de l’UE et son contexte institutionnel ne cesse d’évoluer. La Commission européenne n’a pas le monopole du temps européen mais elle en est l’animateur indispensable depuis la première heure. Face à l’urgence de la crise, les acteurs européens ont dû faire preuve d’une capacité de réaction sans précédent et ont été amenés à clarifier leur vision de l’Europe à long terme.


Francesco Saraceno  

La crise européenne et les perspectives de relance

La méthode de gouvernement consensuel de l’union européenne est-elle adaptée à la gestion de crise. L’exemple de la crise de l’euro et de la crise économique actuelle ne témoigne-t-il pas d’une certaine inadaptation du fonctionnement européen face à l’urgence. Le souci de la rigueur économique et budgétaire ne privilégie-t-il pas trop le moyen/long terme par rapport à des enjeux de relance à plus court terme. Autrement dit, à trop insister sur des réformes de structures, ne risque-t-on pas de « mourir guéri » ?


Philippe Pochet  

Court terme et long terme dans les politiques sociales européennes

L’Europe sociale est prise en tension entre des enjeux de court terme —la crise économique entraîne son lot de souffrances sociales auxquelles il faut répondre vite— sans effacer les problèmes de long terme —les déficits des régimes de solidarité et de retraite sont devant nous. Comment ces temps se conjuguent-ils ? Quelles sont les priorités communautaires ?


Maria-Joao Rodrigues

Le programme EU 2020 et la cohésion économique et sociale européenne

Depuis les mandats de Jacques Delors, la commission s’est engagée dans des projets de long terme qui engagent une programmation et une planification sur plusieurs mandats. Après la stratégie de Lisbonne, le programme Europe 2020 s’inscrit dans cette perspective. Quels sont les orientations politiques et les instruments de cette stratégie ? Comment ajuster des programmes d’échelle communautaire avec des réalités nationales extrêmement diverses ?


Jean Quatremer  

Où va l’Europe ?

Le regard et les récits d’un observateur privilégié et d’un spectateur engagé.


Katie Barett
Valentine Bouissières
Constance Lauffet
Alix Ménard
Retour de Pologne
Le groupe de Sciences Po fait part de ses analyses sur la Pologne en introduction au débat.

Gilles Lepesant  

La Pologne et l’Europe

Jeu de questions/réponses en guise de débriefing à l’issue du voyage en Pologne.


>>> Chronique : le syndrome de Lilliput


Les intervenants

Renaud Dehousse   est professeur Jean Monnet à Sciences Po, dont il dirige le Centre d’études européennes, ainsi que conseiller du think tank Notre Europe. Ses travaux portent sur la gouvernance et le système politique de l’Union européenne. Il a en outre exercé des activités de conseil auprès de différentes instititutions européennes. Derniers ouvrages parus : The Community Method. Obstinate or Obsolete ?, Londres, Palgrave Macmillan, juin 2011 ; Que fait l’Europe ? (co-direction avec Florence Deloche-Gaudez et Sophie Jacquot), Paris, Presses de Sciences Po, 2009

Jean-Sébastien Lamontagne   est depuis 2007 en poste à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union Européenne. Son activité est centrée sur la politique régionale et l’aménagement du territoire, les relations avec la DATAR, et le Comité des régions. Né en 1970, diplômé de Sciences-Po, ancien élève de l’ENA, Jean-Sébastien Lamontagne   a eu un parcours au sein du corps préfectoral avant d’être mis à disposition de la Commission européenne en qualité d’expert détaché de 2002 à 2004. Il a ensuite exercé les fonctions de chef de cabinet, d’abord auprès de la ministre de l’Outre-Mer en 2004, puis auprès de la ministre à la coopération, au développement et à la francophonie de 2005 à 2007.

Luc Tholoniat   est administrateur européen, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de la London School of Economics and Political Science. Il est actuellement l’assistant de la Secrétaire générale de la Commission européenne.

Francesco Saraceno  , est docteur en économie (Université de Rome et Université de Columbia), chercheur à l’OFCE. Il enseigne la théorie macroéconomique européenne et internationale à Sciences Po Paris. Parmi ses publications récentes : Fitoussi, Jean-Paul, Gaffard, Jean-Luc, & Saraceno, Francesco (2010). « Politiques macroéconomiques et réformes structurelles : bilan et perspectives de la gouvernance économique au sein de l’Union Européenne ». Revue d’économie politique, n°2, mars-avril 2010, pp. 247-268.

Philippe Pochet   est Directeur général de l’Institut syndical européen (ETUI) et chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL) et au Collège d’Europe. Avant de devenir Directeur de l’ETUI en 2008, il a été directeur de l’Observatoire social européen (OSE) pendant 16 ans. Dernière publication : Why trade unions seek to coordinate wages and collective bargaining in the Eurozone, Philippe Pochet   (ETUI) , Vera Glassner (ETUI).

Maria Joao Rodrigues  , agrégée d’économie, docteur en sciences politiques, diplômée en sociologie est actuellement conseillère spéciale des Institutions européennes et professeure d’économie politique européenne à l’Institut d’études européennes de l’université libre de Bruxelles et à l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE-IUL). En tant que conseillère, elle a travaillé récemment à la stratégie de développement de l’Union européenne et au suivi de la stratégie EU2020.

Jean Quatremer  , diplômé en droit international et droit européen, a travaillé dans un cabinet d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation.
Il est chargé de la couverture de l’actualité communautaire depuis septembre 1990 et est le correspondant du journal Libération auprès de l’Union européenne. Il a été également responsable du cahier « Europe » de Libération entre 1990 et 1992.

Gilles Lepesant   est docteur en géographie (1996, université de Lyon II) et chercheur au CNRS depuis 1998. Il mène des recherches sur les transformations territoriales en Europe centrale et sur les dynamiques frontalières entre la Pologne et ses voisins orientaux à l’UMR 3E, (Europe, Européanité et Européanisation). Depuis 2008 il est également chercheur associé au CERI. Parmi ses publications récentes : Géographie économique de l’Europe centrale : recomposition et européanisation des territoires, Paris, Les presses de Sciences Po, 2010