Institut des hautes études en développement et aménagement et des territoires en Europe




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Session 8, 14-15 novembre

Agir dans l’incertitude

jeudi 14 novembre 2013
École des ponts ParisTech – 6-8 avenue Blaise Pascal
Cité Descartes – Champs-sur-Marne

vendredi 15 novembre 2013
CDC – 72 avenue Pierre Mendès France – 75013 Paris

Il est loin le temps où le futur se prévoyait en prolongeant les courbes, par un exercice de rétropolation. Nous ne manquons pas de prévisions, mais c’est la nature même de la prévision qui a changé. Il s’agit, de plus en plus, d’une prévision informée des incertitudes et des contradictions dont nous savons désormais qu’elles ne seront pas dépassées. Incertitudes sur l’impact des activités humaines sur la nature, incertitudes sur le devenir des économies développées, incertitudes sur les formes futures de la solidarité et de la cohésion, incertitude sur la transformation techno/numérique du monde. Contradictions durables entre croissance et développement, entre ressources et consommations, entre droit à la mobilité et ménagement du territoire, entre nations et monde.

Pour autant, incertitudes et contradictions n’empêchent pas d’agir. Mais c’est peut-être la nature même de l’action collective, publique ou privée qui est en train de changer.

10:00 – 10:45
Isabelle Baraud-Serfaty  
Producteurs de ville : comment faire face aux incertitudes et aux contradictions ?

La recherche du risque zéro dans les opérations de production urbaine (construction de logements, de bureaux, de zones d’activité, d’équipements) ne conduit-elle pas à privilégier des formes standardisées, certains territoires plutôt que d’autres ? Les acteurs de l’urbain sont-ils encore prêts à prendre des risques (financiers, sociaux, urbanistiques) ? La production de la ville n’est-elle que l’affaire de professionnels ou bien concerne-t-elle aussi les habitants, les usagers, les citoyens ? Et dans ce cas, l’habitant a-t-il toujours raison ?


11:00 – 12:00
Débat et témoignages


12:00 – 12:30
Armel de La Bourdonnaye  
Prévision, incertitude et décision publique

Qu’est-ce que le risque, et comment se mesure-t-il ? Quels liens existent-ils entre des estimations nécessairement probabilistes et une décision ? Comment justifier a posteriori des investissements de précaution lorsque le risque a été évité ?


14:15 – 15:15
Henri Molleron  
Investissements, incertitude et temporalités : comment agir « durable » ?

Comment se situe une entreprise comme Colas entre un impératif d’adaptation très rapide à des techniques et des marchés qui évoluent et l’ambition de tracer des voies durables, alors que les outils de prévision restent rudimentaires et que les « générations futures » n’ont pas véritablement de voix ?


15:30 – 17:00
Débats et témoignages


17:00 – 17:15
Désignation des délégués de promotion

L’association des auditeurs de l’IHEDATE propose que deux auditeurs de la promotion 2013 soient désignés comme délégués. Ils seront intégrés au Conseil d’administration de l’association et maintiendront le lien avec leurs camarades de promotion.

Vendredi 15 novembre
CDC – salle B013 – 72 avenue Pierre Mendès France – Paris 13ème

4:30 – 10:00
Plateforme industrielle de courrier

Visite de la plateforme industrielle de Courrier à Wissous

En exploitation depuis 2007, la PIC de Wissous représente 7 millions d’objets traités par jour, 40 000 m2, l’équivalent de 5 terrains de foot et surtout une approche industrielle pour maîtriser coûts et délais.

La visite durera de 5h à 6h30

Départ du bus à 4h30 de la Porte d’Orléans, rue de la Légion Étrangère, niveau statue du Gal Leclerc, Paris 14. (Portable de Nathalie 06 74 59 37 08)
Au retour, le même bus vous déposera à la Caisse des dépôts.


7:45 – 9:30
ERDF

Visite d’un poste de transformation ERDF aux Champs-Élysées

Le poste de transformation de l’électricité de haute à moyenne tension de l’Arc de Triomphe est l’un des 36 postes qui alimentent Paris et qui se trouvent parfois dans des endroits insoupçonnés.


10:30 – 11:00
Martin Vanier  
Stratégies territoriales : vers la réversibilité ?

L’incertitude et les contradictions qui sont devant nous nous imposent sans doute de penser l’aménagement et le développement des territoires dans une logique de « réversibilité » qui n’obère pas les possibilités de réutilisation, de recyclage et de transformation de l’usage des sols, des équipements et des infrastructures. Autant cette notion « fait sens », autant elle paraît très difficile à mettre en œuvre. Quelles sont les différentes significations de cette notion de « réversibilité », quels en sont les enjeux et les manifestations concrètes ?

11:00 – 12:00
Débats et témoignages


12:00 – 12:45
Jacques-François Marchandise  
Territoires numériques et incertitude

Le déploiement des réseaux numériques, des appareils connectés et des usages contribue-t-il à réduire ou à accroître les incertitudes ? D’un côté, les dispositifs de surveillance, de contrôle et de diffusion de l’information « en temps réel » peuvent agir (du moins du point de vue des gouvernants) comme réducteurs d’incertitude en permettant (du moins le croit-on) de prévenir les épidémie ou les attentats et de disposer d’informations fiables sur les comportements des usagers. De l’autre, ces réseaux et ces dispositifs sont autant d’appels permanents à des développements inédits, des innovations, des événements surprenants. Peut-on concilier ces deux fonctions de réducteur et d’accélérateur d’incertitudes ?


14:30 – 16:30
Ateliers

Finalisation des travaux avant la dernière ligne droite, en vue du séminaire de restitution en décembre.


Les intervenants

Isabelle Baraud-Serfaty   est maître de conférences à Sciences Po (Master Stratégies Territoriales et Urbaines), où elle a monté et anime et un cours sur les acteurs privés de la ville. Consultante en économie urbaine (IBICITY), elle travaille notamment sur la mise en œuvre des projets urbains complexes, qui mêlent plusieurs acteurs, plusieurs dimensions et plusieurs échelles. Elle tient un blog sur son site ibicity.fr.

Armel de La Bourdonnaye   est mathématicien, formé à Polytechnique et à l’École nationale des ponts et chaussées. Après plus de dix années consacrées à la recherche en mathématiques appliquées, il a exercé des fonctions de conseiller ministériel, puis de responsable de la recherche, d’abord à l’Enpc, puis au ministère de la Recherche, il dirige l’École des ponts ParisTech depuis 2012.

Henri Molleron   est ingénieur (Polytechnique) et a passé toute sa carrière chez Colas SA. Il y a réalisé de nombreuses missions, d’abord sur la construction de lignes à haute tension, puis, aux États-Unis où il a fondé Clean Earth, usine de traitement des sols pollués. Il est actuellement directeur du développement durable chez Colas SA et président de Colas environnement.

Martin Vanier   est géographe, professeur à l’université de Grenoble et consultant chez Acadie. Après une thèse consacrée à l’industrie de la bonneterie à Troyes, ses travaux ont porté sur la géographie urbaine, les métropoles et les espaces périurbains. Il est particulièrement sensible aux questions de prospective. Dernier ouvrage paru : Le pouvoir des territoires. Essai sur l’interterritoralité, Economica.

Jacques-François Marchandise   est directeur de la recherche et de la prospective de la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing). Chercheur associé à l’Institut Mines Télécom, il enseigne à l’Ensci, et à l’Université Rennes 2. Il a notamment co-dirigé les ouvrages Travail, réseaux et territoires et Compétitivité numérique des territoires, participé à la conception de la 27ème région, conduit l’atelier de réflexion prospective de l’ANR "Mutations et ruptures dans la société et l’économie numérique" en 2011 et co-dirigé le rapport au Centre d’analyse stratégique La dynamique d’Internet-prospective 2030 en 2013.