Territoires et mobilités 2026Session 224 avril 2026Atelier :“Qui doit payer la mobilité des périurbains ?” Manon Loisel Coordinatrice pédagogique du cycle Territoires et mobilités
Manon Loisel, Ihédate
Sept ans après le début du mouvement des gilets jaunes, nous sommes encore loin d’en avoir tiré tous les enseignements en matière d’action publique locale. Parmi les figures emblématiques des manifestants, on a pu entendre sur les ronds-points des personnes qui se tenaient éloignées des arènes démocratiques institutionnelles : des femmes travaillant dans les services à la personne, des techniciens de maintenance, des mères solos, des infirmières à domicile, des logisticiens, des artisans, ... Beaucoup occupaient des métiers itinérants et vivaient loin des centres-villes. Dans cet atelier, nous partirons des profils de ces publics vulnérables pour poser la question des structures de recettes : quelle juste répartition des coûts et quelle cartographie des contributeurs légitimes pour financer la mobilité des périurbains les plus fragiles ?
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Territoires et mobilités 2026Session 224 avril 2026Comment répartir les coûts des transports quand les mobilités se jouent des frontières ? Brigitte Torloting Ville de Louvigny
Stéphane Godefroy AGAPE
Cortès Solenne Cerema Est
Philippe Gerber Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER)
Brigitte Torloting, Ville de Louvigny, communauté de communes du Sud Messin, Région Grand Est en charge du transfrontalier, de l’Europe et des relations nationales
Philippe Gerber, Liser
Stéphane Godefroy, AGAPE
Solenne Cortès, CEREMA
Selon l’AGURAM, plus de 120000 travailleurs frontaliers français se rendent chaque jour au Luxembourg où près de la moitié des emplois sont occupés par des non-résidents. Depuis Metz et le sillon lorrain, ces mobilités intenses s’effectuent majoritairement en voiture, mais aussi en bus ou en train et génèrent une forte pression sur les infrastructures routières et ferroviaires. La fréquentation de l’axe ferroviaire Metz–Thionville–Luxembourg a doublé en moins de vingt ans, entraînant saturation et nécessaire augmentation de capacité. Ces interdépendances posent la question d’un modèle de financement plus intégré, capable de mieux répartir les coûts selon les bénéfices économiques qu’en retirent chaque partie. Pourra-t-on construire un tel modèle malgré les asymétries fiscales et institutionnelles entre les deux pays ?
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Cycle annuel 2026Mission d’étude3 avril 2026Visites thématiques avec Paměť města : la question du logement à Prague Michal Lehečka Université Charles
Jakub NakládalGroupe 1– Nové Butovice Le quartier de Nové Butovice (Prague 13) a été construit dans les années 1980 au sud-ouest du centre-ville. Il se compose principalement de grands ensembles préfabriqués. Aujourd’hui, le quartier est l’un des plus diversifiés de Prague, avec 28 % d’habitants étrangers. Alors que les classes moyennes supérieures se sont déplacées vers le centre-ville, Nové Butovice, avec des prix plus accessibles, accueille désormais de nombreux migrants originaires d’Europe de l’Est. Le quartier n’échappe pas à une certaine stigmatisation. Cette visite sera l’occasion d’évoquer les enjeux sociaux des grands lotissements dans les périphéries de Prague.
Groupe 2– Žižkov Žižkov (Prague 3 et 8) est un quartier populaire, né au XIXᵉ siècle pour loger les ouvriers. Construit à flanc de colline, avec des façades inspirées de la Renaissance et du Baroque, il a longtemps cultivé une image rebelle et provocatrice, y compris sous le régime communiste. Aujourd’hui, Žižkov est l’un des quartiers les plus animés de la ville, réputé pour ses bars et brasseries. Mais cette attractivité s’accompagne de fortes dynamiques de gentrification, d’une pression immobilière accrue et d’une raréfaction du logement abordable, qui transforment progressivement l’identité sociale et l’histoire ouvrière du quartier.
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Cycle annuel 2026Mission d’étude1er avril 2026Visites thématiques avec le Centre d’architecture de l’Europe centrale (CCEA MOBA) Eliška Málková Agence d’urbanisme Taktiky
Yvette Vašourková MOBA
Karin Grohmannová CCEA MOBA & INSTAR ITS
Groupe 1– Ďáblice Le lotissement préfabriqué de Ďáblice, dans le nord de Prague, a été construit sur vingt ans, des années 1960 aux années 1980. Conçu pour abriter environ 16000 résidents et fournir des nombreux services, tels que des écoles, des parcs et jardins, des terrains de jeux, ainsi que des salles de réunion et une zone de baignade ouverte, il est aujourd’hui un des exemples de grands ensembles d’après-guerre les plus réussis et les mieux conservés.
Groupe 2– Karlín Ancien quartier industriel abritant le port commercial de Prague, Karlín (Prague 8) connaît aujourd’hui d’importantes transformations. Les terrains autrefois occupés par des entrepôts, des infrastructures ferroviaires et portuaires ont été, ou sont en cours d’être reconvertis en zones résidentielles et de loisirs. Souvent identifié comme l’un des quartiers dits« bobos », Karlín est devenu particulièrement attractif. Il constitue à la fois un exemple emblématique de la rénovation urbaine à Prague et un cas révélateur des dynamiques de gentrification.
Groupe 3– Holešovice Le quartier de Holešovice, au nord de Prague, occupe un méandre de la Vltava et fait partie de l’arrondissement de Prague 7. Ancien faubourg industriel, il est aujourd’hui en pleine reconversion tertiaire. Élu septième quartier le plus« cool » d’Europe par The Guardian, Holešovice doit ce titre à l’installation d’étudiants et d’une communauté dynamique d’entrepreneurs commerciaux et créatifs, qui ont redonné vie à un quartier auparavant peu attractif.
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Cycle annuel 2026Mission d’étude1er avril 2026115.Introduction à l’urbanisme et à la question du logement à Prague Judita Eisenberger Prague Institute of Planning and Development
Zdenka Havlova l’Institut d’urbanisme de Prague
Jan Sýkora l’Institut de planification et de développement de Prague
La ville de Prague associe un centre historique très ancien à des quartiers périphériques développés au XXᵉ siècle, notamment durant la période communiste. Ancienne ville industrielle, elle est aujourd’hui la ville la plus attractive du pays et le principal centre national de la knowledge economy, ce qui entraîne de profondes transformations, telle que la reconversion des quartiers ouvriers et industriels. Dans ce contexte, comment la ville parvient-elle à préserver son patrimoine ? Quels sont les enjeux actuels de la planification urbaine à Prague ?
Comme de nombreuses grandes villes européennes, Prague est confrontée à la crise du logement. La croissance démographique et touristique, la diffusion des locations de courte durée dans le centre-ville et la disparition quasi totale du logement social après les privatisations des années 1990 ont considérablement réduit l’offre disponible. Face à ces dynamiques, comment Prague adapte-t-elle ses politiques urbaines et sociales ?
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Territoires et mobilités 2026Session 119 mars 2026Qu’est ce qui bouge dans les mobilités ? Panorama des tendances en matière de pratiquesDamien Verry Cerema
Damien Verry, Cerema
Ces vingt-cinq dernières années ont été marquées par l’explosion des pratiques longues distances (notamment en avion) et l’allongement des trajets parcourus par les habitants des territoires périurbains. Cette séquence sera l’occasion d’approfondir ces tendances et d’en questionner les pratiques. Qui prend encore l’avion ? Pour quels motifs ? A quelle fréquence ? Qui sont ces“périurbains” qui se déplacent de plus en plus ? Pourquoi ? La crise sanitaire de 2020 a-t-elle infléchi ces dynamiques ? Nous évoquerons également les travaux récents du CEREMA relatifs à la notion de« coût résidentiel », qui exprime la dépense des ménages combinant logement et transport. Encore peu connue en France, cette notion n’est guère utilisée dans les politiques publiques mais s’avère un élément de connaissance pertinent pour anticiper et analyser les stratégies résidentielles des ménages et l’aménagement des territoires.
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Cycle annuel 2026Session 313 mars 2026Réindustrialisation des territoires : des raisons d’y croire ?Caroline Granier Fabrique de l’industrie
Guillaume Basset Business France
Sous forme de conférence inversée, les exposés seront structurés en réponse aux interrogations des auditrices et auditeurs. L’occasion d’évoquer différents enjeux de la réindustrialisation dans les territoires : la mobilisation des acteurs locaux sur les questions de formation, de foncier, de services (numérique, mobilités, logement des salariés…) ; l’acceptabilité sociale des implantations industrielles (une récente étude de la Fabrique de l’Industrie montre que peu de projets font réellement l’objet d’un rejet citoyen au niveau local) ; les secteurs et les territoires qui tirent les investissements industriels étrangers et les critères qui font l’attractivité…
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Cycle annuel 2026Session 312 mars 2026Nouvelles gouvernances des politiques économiques territoriales et concentration Nicolas Portier Ecole urbaine de Sciences Po
Cet exposé portera sur les nouvelles gouvernances économiques territoriales apparues avec la décentralisation et le renforcement progressif des responsabilités des régions et des intercommunalités, en dialogue avec les représentants des entreprises. Comment s’organise aujourd’hui la subsidiarité entre les échelles ? Quelles sont les priorités stratégiques des collectivités figurant dans les schémas régionaux de développement (SRDE-II) et les projets de territoires ? Quelle est l’action économique de l’État dans les territoires ? Cette décentralisation des compétences économiques sera mise en regard des puissants mouvements de recentralisation qui, en sens inverse, opèrent au sein du capitalisme français à travers les rachats d’entreprises et l’oligopolisation croissante des marchés.
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Cycle annuel 2026Session 312 mars 2026Grandes transformations du système productif français et nouvelles dynamiques territoriales Nadine Levratto CNRS
Dans un contexte perturbé par une succession de crises (Covid-19, guerre en Ukraine, tensions géopolitiques, etc.), les trajectoires économiques des territoires français seront analysées à l’aune des mutations de notre système productif. Désindustrialisation, recompositions des relations inter-entreprises, mutation des modes d’organisation de la production et essor de l’économie« présentielle » ont marqué de leur empreinte les espaces français et fait apparaître des tensions interterritoriales à travers la polarisation des créations d’emplois et le décrochage de nombreux bassins. À partir d’une analyse économique de la spécialisation des territoires et de leur complémentarité, il s’agira de montrer en quoi le maintien d’une activité diversifiée est nécessaire à leur résistance aux chocs et à leur capacité d’évolution.
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Cycle annuel 2026Session 25 février 2026Citoyenneté, territoires et solidarité en EuropeIsabelle Durant Conseil des droits de l’homme des Nations unies
La cohésion territoriale se veut un pilier du projet européen. Cette intervention montrera qu’elle ne repose pas uniquement sur la proximité géographique, mais sur des formes d’interdépendances entre territoires, acteurs et politiques publiques. À l’échelle européenne, elle reste trop dépendante des découpages institutionnels et administratifs existants, des orientations politiques et de leur traduction en termes opérationnels et budgétaires. Dans la pratique, son organisation et sa gestion s’apparentent souvent à une« usine à gaz », pas toujours au fait des innovations et expérimentations sociales et des coopérations transrégionales que requièrent les enjeux climatiques et numériques.
Réconcilier politiques européennes et réalités territoriales est aussi un enjeu démocratique en ces temps difficiles.
Cycle annuel 2026Session 116 janvier 2026La France en 2050Frédéric Gilli Sciences po Paris, agence Grand Public
Dans l’ouvrage« La France en perspectives », Frédéric Gilli propose un panorama des grandes tendances qui vont structurer le futur français à l’horizon 2050, des recompositions globales aux dynamiques démographiques, économiques, territoriales de notre pays. Quels sont les paramètres déjà connus qui devraient permettre d’anticiper et de se préparer ? Quels sont les angles morts dans cette vision de l’avenir ? A rebours des visions catastrophistes, démocratiquement dévastatrices, ce travail montre que des choix importants sont entre nos mains. Et si le principal défi était politique ?
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Cycle annuel 2026Session 116 janvier 2026SMA-BTP 8 Rue Louis Armand, 75015 Paris
Pouvoirs numériques et nouvelles guerres de l’IALaure de Roucy-Rochegonde Ifri
Pierre Veltz Président du conseil scientifique de l'Ihédate
Henri Verdier INRIA
La matinée sera consacrée aux implications géopolitiques du numérique et de l’intelligence artificielle. Henri Verdier, fort de son expérience de diplomate du numérique, livrera son analyse de la manière dont ces transformations recomposent les rapports de puissance entre grandes régions et acteurs privés globaux, et les enjeux de souveraineté, de régulation et de communs numériques que cela soulève. Laure de Roucy-Rochegonde abordera les usages de l’IA dans les domaines militaires, de la désinformation et de la« guerre cognitive », en mettant en avant les risques éthiques liés aux systèmes d’armes autonomes. La discussion visera à fournir des repères pour penser les conditions d’un développement maîtrisé de ces technologies, au service des sociétés démocratiques.
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Cycle annuel 2026Session 115 janvier 2026Eléments de cadragePierre Veltz Président du conseil scientifique de l'Ihédate
Dans cet exposé introductif, Pierre Veltz proposera une lecture d’ensemble des nouveaux équilibres démographiques et économiques entre Europe, Asie, Amériques et Afrique, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues. Il s’agira de comprendre comment de nouvelles fragmentations– politiques, sociales, territoriales– coexistent avec des interdépendances toujours plus fortes. Plutôt qu’à une démondialisation, on assiste à une mutation profonde des formes de mondialisation, où les grands réseaux physiques transnationaux (énergie, données, logistique), qui composent une sorte de« planète augmentée », deviennent aussi des instruments de puissance.
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Cycle annuel 2025Session 616 octobre 2025Rencontre avec Michel Lussault et discussion Michel Lussault Ecole normale supérieure de Lyon
Géographe et penseur majeur de l’urbain contemporain, Michel Lussault interroge depuis longtemps la manière dont les sociétés habitent le monde et s’y organisent. Dans son dernier ouvrage, Cohabitons ! Pour une nouvelle urbanité terrestre, il analyse la crise de l’habitabilité due à l’urbanisation planétaire et au changement climatique. Il invite à réinventer nos façons de vivre et d’« habiter » la Terre, en adoptant le« géo-care » : une culture du soin pour les milieux et de la cohabitation entre humains et non-humains.
Cycle annuel 2025Travaux collectifs24 septembre 2025Port-LouisAtelier 5 - Presqu’île de GâvresAux avant-postes de l’adaptation du littoral : renforcer les compétences pour préserver l’habitabilité Jacques-François Marchandise FING
Contexte et problématique : La presqu’île de Gâvres aux avant-postes de l’adaptation aux défis du littoral lorientais : Renforcer les compétences pour préserver l’habitabilité
Partenaire territorial : Nouveaux Rivages– Akira Lavault (Maison Glaz)
Presqu’île de 650 habitants à l’entrée de la rade de Lorient, reliée au continent par un cordon dunaire long de 9 km, Gâvres est bordée d’un côté par l’océan Atlantique, de l’autre par la petite mer de Gâvres, marais maritime qui se vide à marée basse. Elle est habitée depuis la période romaine au moins, ses habitants ayant vécu de la pêche, de l’exploitation des marais salants et des conserveries de sardines. Outre l’accès routier, elle est également accessible en Batobus par le réseau de transports collectifs de Lorient Agglo. Elle comporte un port de plaisance, 2 campings et 406 résidences secondaires (60% du parc de logements). Compte tenu de sa position stratégique à l’embouchure du Blavet, face à la citadelle de Port-Louis, elle a accueilli des ouvrages militaires depuis plusieurs siècles. La zone militaire occupe aujourd’hui 128 hectares, et est devenue un site Natura 2000 très protégé sous gestion conjointe de l’EPCI (Lorient Agglo), du Conservatoire du Littoral et du syndicat du Grand site Gavres-Quiberon.
Mais c’est aussi l’un des sites de Bretagne les plus vulnérables face à la montée des eaux : selon les scientifiques, elle deviendrait une île à l’horizon +1 mètre. Les habitants en ont déjà eu un avant-goût lors de la tempête Joanna (mars 2008) et, dans une moindre mesure, lors de la tempête Céline (novembre 2023). Une partie de la commune est en zone inondable classée rouge par le PPRL, rendue inconstructible par le PLU. Lorient Agglo, dont Gâvres fait partie, exerce la compétence obligatoire GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). L’EPCI, en lien avec l’Université Bretagne Sud, a choisi une approche innovante de cette politique publique, à la fois du point de vue des choix techniques en matière de gestion de l’endiguement (solutions fondées sur la nature, tournant déjà en partie le dos aux méthodes d’endiguement fondées sur le génie civil), ainsi que des modes de faire (observatoire citoyen et sciences participatives, partenariats de territoire avec tiers-lieu et université).
Le parti-pris de l’atelier est d’aborder les enjeux d’adaptation du territoire au prisme de l’attention portée aux habitants, à l’acceptabilité sociale et à la gestion prospective des emplois et compétences du territoire, comme un levier d’innovation publique. Cette orientation s’incarne déjà dans l’Observatoire Citoyen du Littoral Morbihannais (OCLM) et dans l’école de la résilience du littoral« Nouveaux Rivages », portée par un consortium : Aloen (Agence locale énergie climat Bretagne Sud), l’Université Bretagne Sud, Inspir4Transitions et Maison Glaz,« tiers-lieu climat et littoral », labellisé Fabrique de territoire par l’ANCT.
Les auditeurs seront confrontés à plusieurs cas d’étude qui sont autant de controverses territoriales et qui soulèvent la question de la conciliation entre les enjeux immédiats (desserte, logement, activité économique) et la planification du recul : l’avenir de la route et plus largement de l’accès à Gâvres ; le projet de lotissement pour attirer de jeunes actifs…
Il s’agira d’imaginer des pistes d’action pour préserver l’habitabilité du territoire avec ceux qui y vivent.
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Territoires et mobilités 2025Session 59 octobre 2025La crise de l’automobile et ses conséquences sur le virage de l’électrification Bernard Jullien Université de Bordeaux
Avant la crise COVID, nombreux étaient ceux qui pensaient que l’électrification pourrait être une opportunité pour l’industrie française. Des Régions comme les Hauts-de-France jouaient cette carte et une part de l’industrie française pensait que l’énergie décarbonée et les capacités du pays à conduire des politiques publiques au service de grands projets technologiques permettraient de fonder de sérieux espoirs de renouveau pour l’automobile dans l’hexagone. L’année 2024, en Europe comme en France, a été pour les acteurs engagés dans ce projet une annus horribilis puisque, aux déconvenues commerciales du véhicule électrique en Allemagne, sont venus s’ajouter des revers technologiques (sur le choix des chimies de batteries en particulier) et un très puissant regain de contestation du bien-fondé du choix électrique lors des élections européennes. Dans une certaine confusion, la « crise » que connaît l’industrie est volontiers imputée à l’électrification alors même qu’elle est d’abord liée à une demande insuffisante, associée à des prix très élevés des véhicules. Cette intervention visera à clarifier les dynamiques en cause pour mieux identifier les leviers activables.
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