Renaud Epstein, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris, est titulaire d’un DEA de sociologie des organisations de Sciences Po Paris.
Il a commencé sa carrière au Comité pour la réorganisation et la déconcentration des administrations puis à la DDE du Val d’Oise, avant de rejoindre la coopérative Acadie, où il a été consultant de 1995 à 2004. Consultant indépendant depuis lors, il réalise des missions de recherche, d’évaluation et de conseil pour des administrations et des collectivités. Parallèlement, il enseigne à Sciences Po (Master« Stratégies territoriales et urbaines ») et rédige une thèse intitulée« Gouverner à distance. La rénovation urbaine, démolition-reconstruction de l’État » sous la direction de Patrice Duran (GAAPGroupe d’analyse des politiques publiques - ENS Cachan).
Spécialiste des politiques urbaines (politique de la ville, aménagement du territoire), ses projets de recherche en cours portent sur les transformations de la gestion publique des territoires ainsi que sur les dispositifs publics d’intelligence territoriale et de prévention des risques.
Publications
– « L’éphémère retour des villes. L’autonomie locale à l’épreuve des recompositions de l’Etat », Esprit, février 2008.
– « L’évaluation en développement ? Retour sur vingt ans d’évaluation de la politique de la ville » in Brigitte Bouquet, Marcel Jaeger, Ivan Sainsaulieu (dir.), Les défis de l’évaluation en action sociale et médico-sociale, Dunod, 2006
– « Démocratie et participation. L’exemple de la rénovation urbaine », Esprit, juillet 2006 (en coll. avec Jacques Donzelot)
– « Apres les émeutes, comment débattre de la politique de la ville ? », Regards sur l’actualité, La Documentation française, n°319, 2006 (en coll. avec Thomas Kirszbaum)
– « Les politiques territoriales post-contractuelles : le cas de la rénovation urbaine », Politiques et Management Public, vol.23, n°3, 2005
– « Gouverner à distance. Quand l’État se retire des territoires », Esprit, novembre 2005
– « La loi Borloo : renforcement ou remplacement de la politique de la ville ? », Revue de Droit Sanitaire et Social, n°3, Juillet-Septembre 2004
– « Après la territorialisation, la différenciation territoriale ? », Pouvoirs Locaux, n°63, 2004
– « L’enjeu de la mixité sociale dans les politiques urbaines », Regards sur l’actualité, La Documentation française, n°292, 2003 (en coll. avec Thomas Kirszbaum)
Groupe d’analyse des politiques publiques École normale supérieure de Cachan
Cycle annuel 2026Session 616 octobre 2026Y a-t-il encore une politique publique des quartiers populaires ? Renaud Epstein, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Cyril Melot, Profession Banlieue
Depuis plus de quarante ans, la« politique de la ville » cherche à réduire les écarts entre les quartiers populaires et le reste du territoire. Elle a accumulé les dispositifs, puis profondément transformé le bâti avec la rénovation urbaine, sans faire disparaître les inégalités ni la ségrégation. Les travaux de Renaud Epstein analysent son évolution : retrait du pilotage territorial de l’État, gouvernement par appels à projets et mise en concurrence des collectivités, priorité donnée aux transformations physiques au risque d’affaiblir l’ambition sociale. Alors que les moyens de droit commun demeurent au cœur des controverses et que l’avenir de l’ANRU est discuté, existe-t-il encore une politique publique cohérente des quartiers populaires ? Cyril Melot apportera son regard sur ces enjeux vus de la Seine Saint-Denis.
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