Cycle annuel 2026Travaux collectifs23 septembre 2026La Mure / SusvilleAtelier 4 - La Mure / SusvilleLa Matheysine, au sud-est de l’Isère, est un territoire de frontière - entre régions AURA et PACA, entre Isère et Hautes-Alpes. Elle est constituée du plateau matheysin, d’une altitude moyenne de 900 mètres, d’une grande partie de territoire montagneux, culminant à près de 3000 mètres d’altitude et de multiples lacs. Ce territoire de 20000 habitants est historiquement marqué par l’exploitation agricole et les ressources du sous-sol (anthracite).
Placé en grande partie dans l’aire d’attraction de la région grenobloise, la richesse du territoire est largement induite par les résidents travaillant dans la métropole. On note une forte dépendance à la mobilité et notamment à la voiture, ainsi qu’une pression foncière induite par les résidences secondaires.
Le territoire s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique de redynamisation qui s’appuie sur la valorisation des ressources naturelles, paysagères et humaines. Il s’était notamment positionné autour de la“pépite” Eau, avec une mise en avant de ses lacs, en créant des aménagements d‘accueil, etc.
Aujourd’hui, en tant que territoire touristique“émergent” dans la région, la pression de la part de la population urbaine métropolitaine augmente, que ce soit sur les lacs de vallée ou de plateau, mais aussi sur les alpages et espaces naturels, avec des flux exacerbés lors des pics de chaleur pour la recherche de fraîcheur ; ce qui entraîne des besoins d’aménagements coûteux et utiles ponctuellement seulement, des crispations côté habitants, et une dégradation de l’expérience vécue par les touristes.
La régulation des flux devient indispensable sur certains sites, mais la gouvernance actuelle n’est pas adaptée pour une gestion globale. Des mesures unilatérales sont prises par certaines communes et il n’existe pas, ou quasiment pas d’instance de dialogue entre les collectivités qui accueillent les flux et les collectivités émettrices.
• Quels leviers pour mieux anticiper et coordonner les flux touristiques et l’accès au territoire, en contexte de réchauffement climatique et engager une vision plus large de développement touristique vers d’autres endroits du territoire, d’autres temporalités saisonnières peut-être ?
• Comment faire des interdépendances avec la Métropole une force de coopération ?
• Quelle coordination entre communes dans les décisions d’accès à la nature, de maîtrise des flux, et des solutions à mettre en œuvre ?
• Comment élargir les retombées économiques positives potentielles pour le territoire, et comment les augmenter ?
À travers un panel de rencontres avec les acteurs du territoire, l’atelier, accueilli par la Communauté de communes de la Matheysine, explorera ces questions.
Accès restreint 🔒
Territoires et mobilités 2025Travaux collectifs2 juillet 2025GuiseAtelier 2 - Pays de ThiéracheQuels leviers pour favoriser la mobilité sur un territoire socialement fragile ?Contexte et problématique Le territoire de Cergy-Pontoise est emblématique des villes nouvelles, pensées pour désengorger la croissance de Paris dans les années 1970. Pour sortir de la logique des banlieues dortoirs, ses concepteurs choisissent à l’époque d’y rassembler des grands équipements publics (une préfecture, des établissements d’enseignement supérieurs comme l’Université, l’Essec,…), des polarités de services (centres commerciaux, île de loisirs) et des activités (plusieurs grands sièges sociaux). Le tout, relié à Paris avec le RER A et le RER C, et à l’aéroport international de Roissy Charles de Gaulle ainsi qu’à l’Ile de France par l’A15 et la Francilienne.
Si les villes nouvelles étaient au cœur de la stratégie de développement de la région capitale dans les années 1970-80, les projets de transports plus récents favorisent désormais le développement d’autres tangentielles (en appui sur les projets de tramway et le futur métro GPE) et le« rééquilibrage à l’est ». Les infrastructures de transport de Cergy-Pontoise datent de l’époque de construction de la ville nouvelle alors que le territoire se transforme (croissance démographique, augmentation du nombre d’emplois et d’étudiants). La collectivité a du mal à faire prendre en compte ses besoins et ses objectifs dans le dialogue avec Ile de France Mobilités, l’AOM de la région Ile de France et à bien interfacer les services de mobilité qu’elle porte en propre (vélo, routes, stationnement...).
Dans ce contexte, on envisage trois questionnements :
– Quelle place pour un EPCI dans une gouvernance francilienne singulière ?
– Comment parvenir à faire entendre les ambitions et opportunités du Plan de mobilité et les besoins des usagers du territoire auprès d’IDFM et des autres acteurs clés, dans un contexte où la CACP ne peut pas être autorité organisatrice de mobilité ?
– Quelles alliances, quelles coopérations avec les territoires limitrophes, la Métropole du Grand Paris, l’Axe Seine, et quelles marges de manœuvre pour augmenter la capacité de négociation de l’agglomération auprès de l’AOM
Powerpoint