Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER)
Philippe Gerber est un géographe au Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER), où il travaille depuis 2001 après un doctorat soutenu en 2000 sur la mobilité résidentielle, la gentrification et le confort urbain. Ses recherches portent principalement sur les interactions entre mobilité résidentielle et mobilité quotidienne, qu’il analyse à l’aide de modèles d’interaction usage du sol–transport (LUTI) mobilisant des outils statistiques, économétriques et spatiaux. Il dispose d’une forte expertise en méthodes d’enquête et en analyse quantitative des données de mobilité, ce qui lui permet d’étudier les comportements spatiaux au-delà de la seule rationalité économique. Ses travaux s’intéressent en particulier aux attitudes, préférences et représentations des individus face à la mobilité, notamment dans des contextes transfrontaliers. En combinant ces approches, il contribue à une meilleure compréhension des dynamiques urbaines et des politiques de transport et d’aménagement dans la Grande Région et au-delà.
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Conférence(s) 🔒
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Territoires et mobilités 2026 Session 2 24 avril 2026 Comment répartir les coûts des transports quand les mobilités se jouent des frontières ? Brigitte Torloting, Ville de Louvigny, communauté de communes du Sud Messin, Région Grand Est en charge du transfrontalier, de l’Europe et des relations nationales
Stéphane Godefroy, AGAPE
Solenne Cortès, CEREMA
Selon l’AGURAM, plus de 120 000 travailleurs frontaliers français se rendent chaque jour au Luxembourg où près de la moitié des emplois sont occupés par des non-résidents. Depuis Metz et le sillon lorrain, ces mobilités intenses s’effectuent majoritairement en voiture, mais aussi en bus ou en train et génèrent une forte pression sur les infrastructures routières et ferroviaires. La fréquentation de l’axe ferroviaire Metz–Thionville–Luxembourg a doublé en moins de vingt ans, entraînant saturation et nécessaire augmentation de capacité. Ces interdépendances posent la question d’un modèle de financement plus intégré, capable de mieux répartir les coûts selon les bénéfices économiques qu’en retirent chaque partie. Pourra-t-on construire un tel modèle malgré les asymétries fiscales et institutionnelles entre les deux pays ? Accès restreint 🔒
