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Cycle annuel 2024

Planification écologique : comment atterrir ?

Inscrire nos sociétés sur une trajectoire qui respecte les limites planétaires impose une bifurcation radicale. Et celle-ci ne concerne plus le long terme : ainsi, pour atteindre la neutralité carbone en 2050, c’est la prochaine décennie qui sera décisive. L’ampleur de ce chantier, son urgence, son caractère systémique ont remis au goût du jour le terme, qu’on croyait tombé en désuétude, de planification, désormais qualifiée d’écologique. Un guidage par l’action publique parait indispensable pour orchestrer dans la durée et dans l’espace les transformations requises, et pour jouer le rôle de « réducteur d’incertitude » assigné autrefois au Plan.

Ce chantier soulève cependant des questions beaucoup plus complexes que celui de la modernisation d’après-guerre. La mondialisation, la construction européenne et la décentralisation sont passées par là et l’Etat n’a plus le monopole de l’autorité politique. En outre, si les objectifs sont clairs, il n’existe pas de consensus sur les trajectoires pour y parvenir, du rationnement imposé à la fuite en avant technologique.

Nous ne manquons aujourd’hui pas de plans, de schémas et de programmes, aux niveaux européen, national et local, sans distinguer clairement ce qui relève de la déclaration d’intention, du programme assorti d’investissements ou du document opposable en droit. Nous manquons en revanche cruellement de méthode pour les mettre en œuvre. Comment transformer les comportements d’une multitude d’acteurs tout en préservant leur autonomie ? Comment fournir un effort soutenu sur plusieurs décennies, dans un environnement social, technologique et international mouvant ? Quelles nouvelles protections inventer, que ce soit pour prendre en charge les dommages du changement climatique ou pour compenser les perdants des politiques d’atténuation ?

L’enjeu est donc désormais de faire atterrir cette planification écologique. Production d’énergies renouvelables, mutations industrielles, transformation des modes d’habiter et de se déplacer, transition agricole et alimentaire… tous ces enjeux renvoient à des activités ancrées dans les territoires, dont les équilibres vont être profondément modifiés et les interdépendances redessinées. Sans une transformation des imaginaires et une appropriation large des enjeux, sans une co-construction des objectifs et une négociation des moyens mis en œuvre, sans disponibilité des financements et des compétences, sans suivi et, le cas échéant, sans correction des trajectoires, la planification restera hors sol et vouée à l’échec.

Avec la planification, on assiste donc au retour en grâce d’un autre terme, celui d’aménagement du territoire. Car l’addition des initiatives locales ne suffira pas. Mais il ne saurait être question de revenir à un aménagement imposé d’en haut. L’enjeu est d’ouvrir, à toutes les échelles et avec toutes les parties prenantes, des scènes de négociation où seront débattues les conditions d’acceptabilité, et scellés les compromis permettant d’avancer. Où l’on voit que la planification n’est en aucun cas un étouffoir de la vitalité démocratique. Celle-ci est au contraire une des conditions majeures de sa réussite.

Ihédate_Programme du cycle annuel 2024_Planification écologique comment atterrir ?
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  • Intégration et célébration des 20 ans de l’Ihédate Mercredi 17 janvier Paris Intégration de la nouvelle promotion, suivie de la célébration du 20e anniversaire de l’association Ihédate, à laquelle les auditeurs 2024 sont évidemment conviés. Accès restreint 🔒
  • Session 1Trajectoires actuelles et images du futur : le grand écart ? 18-19 janvier 2024 Paris Stéphane Cordobes Agence d’urbanisme et de développement de Clermont Métropole Magali Talandier Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine de l’université Grenoble Alpes Toute transformation d’envergure suppose au préalable de comprendre où nous en sommes, quels futurs probables se profilent et leur écart par rapport aux futurs souhaitables. Où nous mènent les tendances socio-économiques actuelles et jusqu’où les vulnérabilités écologiques risquent-elles d’affecter demain l’habitabilité des territoires ? Comment scénariser la diversité des trajectoires de transition ? Quelles sont leurs implications territoriales ? Quelle est leur acceptabilité sociale et comment débattre démocratiquement des grands choix structurants sans esquiver les controverses ? Enfin, parce que la raison seule ne suffit pas à transformer les consciences et les comportements, comment éveiller les émotions et les imaginaires ? avec Gregory Bernard, Stéphane Cordobes, Eloi Laurent, David Marchal, Sandra Moatti, Alexandre Monnin, Magali Reghezza-Zitt, Nicolas Rio, Laure Schmieder, Magali Talandier, Christophe Vandepoortaele, Martin Vanier Accès restreint 🔒
  • Session 2Conduire le changement 08-09 février 2024 Paris Xavier Desjardins Sorbonne Université, laboratoire Médiations et coopérative Acadie Comment faire bouger un système complexe ? A cette question, la planification répond par une exigence de cohérence. Cohérence entre les objectifs visés, entre les objectifs et les moyens mis en œuvre, entre les échelles, entre les parties prenantes, entre les temporalités. Nous en sommes encore loin. Souvent aiguillonné par l’Europe, l’Etat est un grand producteur de plans, parfois contradictoires entre eux, pas toujours financés, insuffisamment suivis et rarement évalués… Et les collectivités reproduisent à leur tour ces travers. Comment mieux articuler les cadrages européens et nationaux avec la planification et les politiques territoriales ? Sur quelles scènes de négociation arbitrer les responsabilités de chacun ? Et comment associer les citoyens à la prise de décision ? avec Séverine Cathala, Léa Dardenne, Camille Defard, Xavier Desjardins, David Djaïz, Madeleine Fourtune, Jean-Paul Maréchal, Eric Mévélec, Morgane Nicol, Maxime Orieux, Thierry Pech, Noémie Ponzo, François Poujaud, Jean Revereault, François Werner Accès restreint 🔒
  • Mission d’étudeAu Levant espagnol 11 au 15 mars 2024 Barcelone et Valence Le gouvernement espagnol sortant a accéléré la lutte contre le changement climatique après des années d’inaction. Un important travail de planification énergétique, assorti d’un cadre réglementaire favorable et d’un fléchage résolu des investissements, a permis le développement d’un écosystème industriel dans les énergies vertes. Les avancées ont été plus modestes en matière de gestion de l’eau – enjeu majeur qui se heurte à un système agroalimentaire puissant – et de protection de la biodiversité. Mais l’adaptation à des vagues de chaleur de plus en plus intenses impose ces sujets dans les agendas urbains.
    Cette dynamique est cependant fragile. Après le revirement politique au niveau local au printemps 2023, à la suite des élections nationales de juillet 2023 sera décisive.
    Etudiants de l’école urbaine de sciences Po, encadrés par Nacima Baron
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  • Session 3Territorialiser la transition énergétique 04-05 avril 2024 Dunkerque François Philizot Conseil d’orientation de l’observatoire des territoires Nicolas Portier Ecole urbaine de Sciences Po La décarbonation de l’économie française suppose un changement radical du modèle énergétique. En application des nouveaux objectifs européens très volontaristes poursuivis à travers le « Fit 55 » (55% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990), la France doit redéfinir en 2024 sa stratégie énergie-climat (SFEC) et en particulier sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cette session permettra de prendre la mesure des rythmes pour tenir la trajectoire visée, de débattre du réalisme de l’ambition affichée en termes de sobriété énergétique (-17% de consommations en 2030, entre - 40% et - 50% en 2050) et des modalités retenues pour « territorialiser » la nouvelle planification énergie-climat. Elle donnera ainsi l’occasion d’approfondir la question de la gouvernance multi-niveaux de la nouvelle planification écologique abordée lors de la précédente session. Et elle ouvrira aussi sur les enjeux de réindustrialisation qui seront approfondis lors de la session suivante.
    Organisée à Dunkerque, cette session permettra d’incarner ces grands chantiers énergie-climat à travers des illustrations concrètes : décarbonation des industries lourdes (sidérurgie, ciments…) de la zone portuaire, construction d’un parc éolien off-shore et d’une nouvelle paire de réacteurs nucléaires (EPR) sur le site de Gravelines, récupération de chaleur fatale, écologie industrielle territoriale, projets d’usine de batteries…
    avec David Cousquer, Xavier Dairaine, Sylvain Delenclos, Olivier Durteste, Maurice Georges, Cyril Gomel, Benoit Laplace, Vivien Molinengo, Jules Nyssen, Catherine Olivez-Duroisin, Claire Peron, François Philizot, Nicolas Portier, Vincent Pudys, Fabien Richard, Vania Santos-Moreau, Yves Schenfeigel, Jean-François Vereecke, Patrice Vergriete, Laurent Viellard Accès restreint 🔒
  • Session 4Faire une révolution industrielle en 10 ans ! Du 16 au 17 mai Auvergne-Rhône-Alpes Pierre Veltz Président du conseil scientifique de l'Ihédate Grégory Richa OPEO, cabinet de conseil en transformations industrielles Pour « verdir » l’industrie, l’urgence climatique pousse à s’intéresser prioritairement aux secteurs clés de l’énergie et de l’industrie lourde. Mais, au-delà, la décarbonation concerne tous les procédés industriels. Et ce n’est qu’une partie du chemin : une industrie économe en ressources suppose de repenser les produits eux-mêmes, de revoir tout leur cycle de vie, de la conception à la fin de vie, en passant par la distribution et l’usage, dans une perspective de sobriété et de circularité. Quel potentiel de réindustrialisation ces mutations représentent-elles ? Quelles compétences développer pour en tirer pleinement parti ? Comment en faire une opportunité pour retisser les liens entre les entreprises et leur territoire ? Accès restreint 🔒
  • Session 5Habiter à l’heure du ZEN et du ZAN Du 20 au 21 juin Grand Est Hélène Peskine Plan urbanisme construction architecture – Ministère de la transition écologique Catherine Sabbah Idheal Où et comment habiterons-nous demain ? Cette question est au cœur de l’acceptabilité sociale de la bifurcation écologique. Or celle-ci prend aujourd’hui principalement la forme d’une panoplie de dispositifs toujours plus nombreux qui pèsent sur la production de la ville et du logement : zéro artificialisation nette et zéro émissions nettes à l’horizon 2050, adaptation aux fortes chaleurs, prévention des risques, etc. Comment mettre en cohérence ces objectifs avec les exigences de qualité et d’abordabilité de l’habitat ? Quels seront les impacts des législations récentes sur le parc de logement ? Comment accélérer l’énorme chantier de la rénovation énergétique et comment en répartir la charge ? Entre territoires attractifs et territoires en déprise, comment accompagner les collectivités dans leur diversité ? Accès restreint 🔒
  • Travaux collectifsAteliers Du 11 au 13 septembre Les ateliers sont un travail collectif en petits groupes d’une dizaine d’auditeurs pour approfondir une problématique ancrée dans un territoire donné. Accès restreint 🔒
  • Travaux collectifsRestitution des ateliers Mercredi 9 octobre Nouvelle-Aquitaine
  • Session 6Décarboner les mobilités : mission impossible ? Du 10 au 11 octobre Nouvelle-Aquitaine Manon Loisel Coordinatrice pédagogique du cycle Territoires et mobilités Philippe Duron Ihédate, TDIE Le secteur du transport représente 30% des émissions intérieures de gaz à effet de serre et il est le seul dont le niveau d’émissions reste supérieur à celui de 1990. Alors que nos mobilités sont – et resteront probablement – dominées par la route, les décarboner totalement d’ici 2050 apparait comme une gageure. Les récentes tentatives de tarification et de régulation de la circulation automobile montrent qu’il s’agit d’un sujet politiquement inflammable. Peut-on concilier cohésion sociale et territoriale et neutralité carbone ? Quelles priorités se donner compte tenu du coût des options en présence, de leur acceptabilité sociale et de toutes les externalités qu’elles emportent, en termes d’environnement, de santé, d’équilibre des territoires, etc. Quelle gouvernance des mobilités pour aligner les différentes parties prenantes ? Accès restreint 🔒
  • Session 7Préserver les ressources écologiques de l’espace français Du 7 au 8 novembre Bretagne Charlotte Halpern Sciences Po, Centre d’études européennes et de politique comparée Bertrand Hervieu Académie d’agriculture Appauvrissement des sols sous l’effet de l’agriculture intensive, perte massive de biodiversité, dégradation de la santé des forêts et de leur capacité de stockage du carbone, pénuries d’eau douce, érosion du littoral, etc. Bien que ces ressources constituent le socle de l’habitabilité des territoires, elles ont tendance à passer au second plan derrière les objectifs de réduction des émissions de GES. Comment adapter les instruments de l’action publique pour prendre soin d’écosystèmes qui défient les découpages administratifs et impliquent un enchevêtrement d’échelles ? Quelles pistes pour repenser les relations entre territoires à l’aune des solidarités écologiques ? Comment accompagner les agriculteurs dans la transition agroécologique ? Accès restreint 🔒
  • Session 8Prendre sa place dans un chantier européen Du 11 au 12 décembre Bruxelles Patrick Le Galès Sciences Po, Centre d’études européennes, CNRS L’Union européenne impulse les grands objectifs environnementaux, qu’il s’agisse de décarbonation de l’économie, de protection de la biodiversité, de qualité de l’air ou de l’eau. Qu’adviendra-t-il du green deal après les élections européennes de juin 2024 ? En quoi la stratégie européenne se différencie-t-elle de celle des autres grands acteurs, en particulier les Etats-Unis et la Chine ? Comment l’Union européenne adapte-t-elle ses politiques - de la politique agricole à celle de la concurrence, en passant par le budget européen et le monitoring macroéconomiques - à ses ambitions environnementales ? Quels sont les sujets les plus âprement discutés entre Etats-membres ? Et comment déclinent-ils les objectifs européens au niveau national et infranational ? Accès restreint 🔒
  • Séance de clôture Vendredi 13 décembre Paris Synthèse et évaluation de l’année. Mise en commun avec les auditrices et auditeurs du cycle Territoires et mobilités. Accès restreint 🔒
  • Renseignements et candidatures La campagne de recrutement est ouverte et se clôturera le vendredi 06 octobre 2023.
    Pour tout renseignement et manifestation d’intérêt écrire à candidatures-cycleAnnuel@ihedate.org
    Un lien vers un formulaire à renseigner vous sera alors transmis dans lequel vous joindrez un CV et une lettre de motivation.
    Ce dossier peut être complété par une lettre de recommandation ou de parrainage.
    Les tarifs
    • 4 500 euros pour les partenaires

    Pour les non partenaires :
    • 5 500 euros pour les administrations, collectivités, associations et syndicats, presse, indépendants
    • 8 000 euros pour les entreprises privées, publiques et EPIC

    Renseignements auprès de Nathalie Leroux, directrice adjointe : 07 82 76 26 97
    Ihedate_Conditions Générales de la Vente du cycle annuel 2024
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